Accéder au contenu principal

Une Bibliothèque Ephémère Permanente à Marseille

Le principe : le troc de livres. Le lancement s’est déroulé le 21 mars au WAAW. En échange d’un livre, chacun s’est vu offrir un verre de vin par un gentil œnologue. Pour ma part, j’ai donné un album jeunesse – L’Enfant coquillage – que j’avais acheté il y a plusieurs années à La Soupe de l’Espace à Hyères, dont j’aimais les illustrations, mais moins l’histoire. Précision importante : la librairie Histoire de l’Œil avait offert une dizaine de livres (neufs) pour le lancement. Et chose amusante, l’amie avec qui je m’y suis rendue a donné un livre acheté précisément quelque temps avant à Histoire de l’Œil. Une seconde vie rapide pour ce roman de Michaël Connelly, eh oui, quand je vous disais que le livre circulait bien à Marseille...

Vignette auto-collante apposée sur chaque livre pour laisser un mot au futur lecteur

Les livres ont continué d’être collectés jusqu’au 30 mars, date de représentation d’Ildi ! Eldi au Merlan où ils ont donc été rapatriés et mis à la disposition du public. L’opération serait prochainement relancée, cette première bibliothèque éphémère temporaire deviendrait donc permanente.


(Avril 2012)

Commentaires

Articles les plus consultés du mois

Les Dimanches de Jean Dézert, Jean de la Ville de Mirmont

Oh l’élégant petit roman ! Mon goût pour la littérature contemporaine m’avait presque fait oublier le plaisir qu’on éprouve à se glisser dans un décor romanesque un peu suranné, comme celui créé par Jean de la Ville de Mirmont dans Les Dimanches de Jean Dézert, ce court roman dont l’action se passe au début du XXe siècle.

Alger la Noire de Maurice Attia [Une plongée au cœur de 1962]

Dès la lecture du titre, Maurice Attia nous annonce la couleur, Alger la Noire est bien un polar. En 1962, dans une Alger à feu et à sang, les cadavres de deux jeunes gens, Estelle et Mouloud, sont retrouvés sur la plage de Padovani, ils ont été abattus et le crime semble signé par l’OAS. L’inspecteur Paco Martinez et son collègue Choukroun vont tenter de mener l’enquête...

Matin brun, Franck Pavloff

J’ai relu Matin brun de Franck Pavloff il y a quelques jours et il m’a fait une impression beaucoup plus forte que lors de ma première lecture il y a une quinzaine d’années. Est-ce parce qu’il fait écho aux tragiques attentats de ce début d’année ? Sûrement. Mais de quelle manière ? 
Jusqu'ici tout va bien, chacun dans son coin   Au début de ce très court texte, le narrateur apprend de son vieil ami Charlie qu’il a dû faire piquer son chien, non en raison d’une maladie qui l’aurait condamné, mais tout simplement à cause de sa couleur : il n’était pas brun. Or, le pouvoir en place a décrété qu’il était désormais interdit de posséder un chat ou un chien d’une autre couleur. Bientôt, c’est le journal local qui est interdit pour avoir contesté la décision de « l’État national ». Puis, c’est le tour des maisons d’édition d’être inquiétées. Les deux compères, naïfs et individualistes à l’excès, observent ces événements avec indifférence : « Faut pas pousser, disait Charlie, tu comprend…