Accéder au contenu principal

La Petite Punk, Agnès Olive

La Petite Punk est un court roman écrit par Agnès Olive, pré-édité par Bookstory. Il est le dernier volet d’une trilogie, entamée par Jim et Les Enfants s’amusent bien. Les textes sont liés entre eux par un creuset créatif commun : l’évocation de la région de l’auteur (Aix, Marseille…) et des années de jeunesse. Mais les intrigues sont indépendantes l’une de l’autre.

La Petite Punk d'Agnès Olive paru chez Bookstory
Agnès Olive raconte l’histoire d’une famille bourgeoise marseillaise sur trois générations, marquée par des figures matriarcales oppressantes, un silence étouffant, des conventions figées, et un passé obscur. Zabé est la petite fille, la rebelle de la famille, celle qui ne veut pas leur ressembler et qui goûte insolemment à la liberté en fuguant et en choisissant de devenir punk à 13 ans. Dans son roman, Agnès Olive rend hommage à la complexité des élans de l’adolescence, à la difficulté de construire une identité propre lorsqu’on appartient à un milieu régi par des codes et des mœurs figés. Mais elle n’oublie pas d’évoquer la part lumineuse de cette période de la vie, notamment à travers plusieurs références à Rimbaud, symbole absolu de la jeunesse géniale et révoltée.

Cette histoire est portée par la voix mystérieuse et troublante d’un narrateur omniscient, qu’on suppose être un membre de la famille, à la fois témoin et juge, proche et distant, aimant et hostile… qui déroule son récit dans une diction qu’on dirait automatique, au rythme scandé par des répétitions aux allures de refrains, qui semble vouloir tout dire, ne rien oublier, être au plus prêt et au plus vrai de ce qui fut vécu… Si la fin m’a d’abord paru un peu consensuelle, à la réflexion, elle peut être comprise comme une évocation du passage à l’âge adulte. La Petite Punk est un texte fort et habité, que l’on suppose chargé d’éléments autobiographiques, que l’auteur a su exorciser dans ce bel objet littéraire.

Commentaires

Articles les plus consultés du mois

Démonstration de reliure Bradel en photos

Allez, cette semaine, je vous emmène en Vendée, on va se mettre un peu au vert, parce que bon, Marseille l’été, c’est un peu é-tou-ffant, non ? Voici donc un petit reportage photo dans l’atelier de Lina, relieuse amateur passionnée par la reliure et la broderie. Elle m’a laissée suivre la réalisation de la reliure Bradel d’un livre : Lélia ou la vie de Georges Sand d’André Maurois édité en 1952 par Hachette, acheté en brocante, il avait effectivement bien besoin d’une petite restauration.












Pour Lina, la reliure a commencé lorsque son amie Colette lui a donné une vieille presse et les outils qui allaient avec, puis elle a pris des cours de reliure et s’est améliorée au fil des années, grâce aux conseils de sa prof, à ses livres et à sa créativité. Elle affirme que son savoir-faire évolue et qu’il lui reste beaucoup de choses à apprendre.







Lina a effectué sous mes yeux un Bradel. Il s’agit d’une technique de reliure particulière caractérisée par l’emboitage du livre dans son fond grâce a…

DIY : mon carnet de notes en reliure japonaise

Aujourd’hui, travaux pratiques pour changer ! Parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même et parce que c’est plus beau, moins cher et écolo, j’ai fabriqué mon carnet de p’tites notes. Tout a commencé avec l’atelier de reliure japonaise proposé par L’atelier du tilde au festival CoLibris, puis je suis allée au salon de la micro-édition et du multiple à La Friche et j’y ai vu des carnets reliés à la japonaise réalisés avec tout un tas de papiers récupérés. Enfin, Valentine-spécialiste-de-l’art-du-papier m’a mis entre les mains un livre magnifique sur le sujet. Bref ! Tout ceci a attisé mon envie de do it myself mon carnet de notes.








Une Épidémie, Fabien Clouette

Je voudrais vous parler d’un petit texte qui m’a bien plu : Une épidémie de Fabien Clouette, paru à Publie.net. Le titre annonce la couleur, on est bien dans le genre de la littérature (post-)apocalyptique ou littérature catastrophe, symptomatique et exutoire des inquiétudes contemporaines et des désirs de changements. Ici, c’est une version soft et poétique du genre, en quelque sorte, mais qui parle d’un monde qui s’éteint, et de ce qui suit pour les survivants.